Frise chronologique
1666
Début de la construction
Début de la construction
1666 (≈ 1666)
Commande par Marguerite de Cassaigneau aux maçons Laurens et Trulhé.
1669
Achèvement initial
Achèvement initial
1669 (≈ 1669)
Fin des travaux des trois corps de bâtiment.
1760
Transformations majeures
Transformations majeures
1760 (≈ 1760)
Ajout de l’aile sud et surélévation nord.
1993
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1993 (≈ 1993)
Protection de la façade et toiture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue et toiture attenante (cad. AB 54) : inscription par arrêté du 7 décembre 1993
Personnages clés
| Marguerite de Cassaigneau - Commanditaire |
Veuve de Guillaume d'Aliès, initiatrice de la construction. |
| Jean Laurens - Maître maçon |
Responsable des travaux initiaux en 1666. |
| Etienne Trulhé - Maître maçon |
Collaborateur de Laurens pour la construction. |
| Antoine Frère - Maître charpentier |
Artisan des structures en bois. |
| Guillaume d'Aliès - Ancien propriétaire |
Conseiller au parlement, époux de Marguerite. |
Origine et histoire
L’Hôtel d'Alliès, situé au 6-8 rue des Couteliers à Toulouse, est un hôtel particulier construit à partir de 1666 pour Marguerite de Cassaigneau, veuve du conseiller au parlement Guillaume d'Aliès. Les travaux, menés par les maîtres maçons Jean Laurens et Etienne Trulhé, ainsi que par le charpentier Antoine Frère, s’achèvent en 1669. L’édifice initial comprenait trois corps de bâtiment organisés autour d’une cour, avec un rez-de-chaussée surélevé et un entresol partiellement supprimé ultérieurement. La façade sur rue, d’inspiration classique, se distingue par ses six travées, ses fenêtres segmentaires, et un portail en plein-cintre orné de sculptures.
En 1760, d’importantes modifications transforment l’hôtel : l’aile sud est ajoutée, fermée par un bâtiment à toit terrasse, tandis que l’aile nord est surélevée. L’escalier est déplacé de l’aile sud vers l’aile nord, et les arcades du rez-de-chaussée sont remaniées. Ces changements reflètent l’évolution des besoins résidentiels et esthétiques au XVIIIe siècle. La travée gauche de la façade, en léger retrait, est une adjonction postérieure.
L’élévation postérieure donne sur une cour principale bordée de deux corps de bâtiments aux baies rectangulaires, surmontés de corniches à denticules. L’aile sud, ouverte par des arcades au rez-de-chaussée, contraste avec les autres ailes par son toit terrasse. Deux cours secondaires complètent l’ensemble au nord. Classé Monument Historique en 1993 pour sa façade et sa toiture, l’hôtel témoigne de l’architecture civile toulousaine des XVIIe et XVIIIe siècles.